Ômmmmmon estomac

“- Hello ma Cacahu…
– Chuuut !! Elle va t’entendre !
– Qui ça ?
– Mais la mauvaise humeur qui traîne ses chaînes dans ma tête !
Tu sais la mal lunée, l’angoissée, celle qui fait naître les maux de tête et autres troubles psychosomatiques dont on se passerait bien quand on se fait déjà du souci facilement…
J’ai réussi à la faire taire pendant 1h, en l’occupant avec des bébés chats trop mignons. 
Mais je n’arrive pas à l’endormir complètement et je ne suis pas pressée qu’elle revienne avec ses troubles stomacaux associés.”

Zen Soyons Zen !

Oui, comme tu peux le constater, il y a encore un grand désordre dans ma tête.
Mais tout va bien ! Je me soigne !
J’ai appelé Dame Sophie, la magicienne en chef qui m’a conseillé de… respirer.
Oui ben je le fais déjà naturellement , non ?
Non ! ah ok.
Alors on va prendre une grande inspiration et surtout prendre le temps de souffler.

C’est marrant parce que c’est exactement ce que vient de conseiller Super M dans un de ces posts sur THE réseau social pro.
A croire que nous sommes bien plus nombreux que nous le pensons à nous laisser happer par ces petits poisons qui finissent par nous ronger de l’intérieur.

Et non, je ne parle pas des Pépites ! Ni des chats !!!
Mais bien de ces petits riens à qui nous donnons parfois les commandes de nos pensées, ou de notre planning pour certaines, et qui nous empêchent d’être sereines et d’apprécier chaque instant que la vie nous offre.

Je te rassure, je n’ai pas commencé mon article par la fin.
Je vais t’expliquer ce qu’il se passe.

Ce matin, je discutais avec la belle R comme nous le faisons très régulièrement, et elle me disait que son cerveau lui jouait des tours.
Comme beaucoup en cette période d’examens divers et variés, ponctués par l’égrenage des heures d’attente, l’incertitude des résultats la mettait en souci et elle avait l’impression d’avoir les symptômes de ce fichu pangolin ailé alors qu’en réalité il n’en est rien.

Tu me diras, c’est un bon entraînement pour celle qui va devoir soutenir sa Pépite aînée durant l’attente des résultats de son bac, option port du masque et vie sociale en distanciel.

Et pour moi me diras-tu ?
Et bien moi j’ai commencé à me faire du souci pour quelque chose qui n’est pas arrivé et qui n’arrivera sans doute pas.
J’ai commencé à douter et à me poser 10 000 questions.
A imaginer le pire, à douter de… moi !

Surprenant non ?!

Oui il était 2h96 et j’étais censée dormir.
Oui on était dimanche soir, enfin lundi matin très tôt et je devais me lever pour aller bosser encore quelques jours derrière ma verrière.
Et oui, j’ai imposé à mon estomac un régime pas très sympa à base d’aigreur, de maux et autres inquiétudes exacerbées.

Est-ce que j’ai su gérer ?
Non !
J’avais beau dire à mon cerveau qu’il devait se reposer et me laisser dormir, la stressée aux commandes ne l’entendait pas de cette oreille.
Je pense même qu’elle n’entendait plus rien du tout, en mode “Erreur 404 – Fatal error”

Comment ça s’est terminé ?
En migraine !
Non pas dans mon estomac mais associée à lui déjà en souffrance.

Et je suis partie travailler comme ça.

Obligée de lancer un SOS à la magicienne pour qu’elle me sorte un flacon féérique avec une de ses formules miraculeuses.
Et ça a fonctionné, comme d’habitude !
La formule ?
Un savant mélange de “respire, ai confiance en toi et visualise le plus merveilleux pour toi”

J’insiste sur le “plus merveilleux pour toi” parce que ça ne veut pas dire le meilleur ou la réussite mais bien ce dont tu as besoin pour t’épanouir.

Allo docteur ? C’est la noiraude !

Il parait que le stress est une résultante d’un passé préhistorique qui nous était essentiel pour fuir les dangers de mort tels qu’une attaque de mammouths ou de bananes à dents de sabre.
Sauf que dans notre monde tout est à peu près secure et sous contrôle.
Mise à part la connexion Internet en pleine tempête ou la date de réouverture des cinémas pour enfin voir le 1er volet cinématographique de Kaamelott.

Mais alors, pourquoi avoir encore cet instinct en version survitaminée ?
Il n’y a pas de risque de mort imminente là tout de suite maintenant !
D’autant plus lorsqu’il est 2h96 un lundi matin allongée dans mon lit…

Pourquoi notre corps s’évertue-t-il à garder en lui ces tensions inutiles qui nous coupent le souffle et nous font craindre le pire souvent sans raison ?
N’est-ce pas ma belle R ? 

Comment font ceux qui sont toujours en mode “positive attitude” ? même sans la chanson dans les oreilles. 
Comment ne pas céder à la panique ?

La réponse repose en 2 termes simples : autodétermination et self control !
Bon ok, ça en fait 3.
Comme me dirait Captain Flammes : “Est-ce que tu peux y changer quelque chose là maintenant tout de suite ? non ! Alors lâche prise. »
N’empêche que ça n’a pas suffit à mon cerveau pour lâcher l’affaire.
J’ai été comme ça jusqu’à ce que ma magicienne me dise “Respire !”

Et elle n’avait pas tort ! J’étais en apnée. 
Mais réellement !
Tout comme la belle R est percluse de courbatures juste à l’évocation du mot “résultats”, je n’osais plus respirer.

Allez viens ! On va prendre une pause pic-nic au grand air !!

Pourquoi nous infligeons nous à nous-mêmes tant de souffrances inutiles ? Parce qu’on est d’accord que rien ni personne ne nous impose cette auto-flagellation mentale.
Pourquoi n’arrivons-nous pas à prendre du recul sur ce qui provoque chez nous l’angoisse, la peur ou la colère ?
Pourquoi faut-il une intervention extérieure pour réussir à faire entendre à notre propre cerveau, ce qu’on essaye désespérément de lui faire comprendre depuis au moins 1h et 96 minutes ?

Sans doute parce qu’encore une fois on a arrêté de croire en nous-même.

Et une auto-mise en application ? Jamais ??

Alors oui je sais, ça va faire 3 ans que je répète très souvent “ Dis ma Cacahuète d’amour, et si tu croyais un peu en toi ? Et si tu étais dans la bienveillance envers toi-même ?” , et que je ne l’applique pas vraiment, voire même pas du tout !
Mais tu sais bien que c’est toujours le cordonnier le plus mal chaussé.

C’est tellement plus facile pour moi de voir les autres se perdre dans des situations pas toujours si compliquées que ça et de leur dire comment faire pour voir les choses autrement.
Mais de ne jamais le faire pour moi, alors que ce serait aussi simple.

Donc, on va tester une nouvelle méthode : être moi aussi la Cacahuète à qui s’adressent tous ces conseils.
Il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas vu que ça marche pour les autres.

Et puis, ils ne sont pas faux ces conseils, bien au contraire !
La bienveillance s’applique d’abord à soi, parce que nous sommes la seule personne avec qui nous devons passer la totalité de notre vie.
Alors autant être en accord avec nous même, d’autant plus lorsque toutes les vibrations en nous sont bonnes.

Captain Flammes a raison (celle-là je vais en entendre parler pendant longtemps, crois moi !) : ça ne sert à rien de se ronger autant alors qu’on ne peut rien y faire à l’instant même.
Et puis attendre, permet aussi de prendre du recul et d’analyser les choses autrement.

Donc ! En route pour une auto-programmation mentale : je vais bien tout va bien je suis gai tout me plait, je ne vois pas pourquoi, pourquoi ça n’irait pas… 
J’adore ce sketch !!!

Plus sérieusement, il va nous falloir créer notre propre mantra de bienveillance et de positivité !

Pour ma part ce sera celui-ci (il n’est pas de moi) : 

« Ce que tu penses, tu le deviens

Ce que tu ressens, tu l’attires.

Ce que tu imagines, tu le crées.”

Bouddha

Auquel j’ajouterai mon “Je laisse les ombres et les doutes du passé s’éloigner de moi et entrer la lumière bienfaitrice.”

Il n’y a donc aucune raison de se faire du souci. 
Ça peut te paraître un peu simpliste, mais si tu savais le bien que ça fait de prendre soin de soi et de s’accompagner soi-même sur notre propre chemin.

Tu as tout en toi pour réussir !
J’ai tout en moi pour réussir !

Alors ma Cacahuète, soyons celle que nous désirons être et attirons à nous ce que nous souhaitons vraiment.
Car si nous sommes capables de nous provoquer des maladies par la seule force de notre mental, dis toi que nous avons également la capacité d’en guérir et de créer bien plus de réussite et de bonheur qu’on ne le pense.
Et là encore, ce n’est pas la belle R. qui me dira le contraire.

Prête à essayer ?
Alors respire et vis ! Tout va bien !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *