Mère indigne !

En ce début d’après-midi ensoleillé, je décide de me poser sur ma terrasse, ma tasse de café à la main, pour profiter pleinement de ce beau soleil que nous offre ce mois de septembre et son été indien.

Je ferme les yeux un instant, oubliant tout ce qu’il y a autour de moi, et me laisse porter par la douceur ambiante.

Après tout, je l’ai bien cherché à vouloir boire un café au calme

C’est alors que je suis brusquement sortie de ma torpeur par d’effroyables cris, digne des pires scènes de torture des films de James Bond (si si, en cherchant bien, je suis sûre qu’on peut en trouver !).

Je me lève d’un bond et arrive dans la maison pour y découvrir… mes filles en train de se battre.

Alors non, ne me demande pas qui faisait quoi à qui. Je ne sais pas !
De toute façon, cette histoire me retombera dessus, puisque n’ayant pas suivi la scène du début, je ne sais pas qui a commencé, qui a provoqué et qui n’a fait que rétorquer un peu trop violemment.
Dans tous les cas ça finira avec cette phrase magique : « T’es méchante ! C’est toujours moi qui me fait disputer, même quand j’ai rien fait ! ».

Hé oui… mais je l’assume. Je suis méchante ! Na !

J’ai déjà expérimenté la technique du « si je fais comme si je n’étais pas là, elles vont m’oublier ? » mais c’est aussi peu concluant !

Si je résume un peu : l’enfant unique s’ennuie et réclame toute l’attention de ses parents. Et les familles multi-gnomes vivent dans les bagarres et les cris….

La solution serait donc …. Ne pas en avoir !!!! Oui mais là c’est trop tard, et puis soyons honnêtes, je m’ennuierais vachement sans elles.
Pas de cri, personne à disputer, pas de linge qui traîne partout, de chaussures à ranger, de dentifrice à rincer dans le lavabo. Non vraiment ma vie serait d’un ennui !!!

Je plaisante bien sûr !
La vie de parents est aussi faite de bons moments, et heureusement.

Et puis sans elles je ne serais pas là à te raconter ma trépidante et palpitante vie de Miss Cacahuète. Et ça, j’avoue que c’est un vrai kiffe !

Mère indigne, quelle douce amertume

Pour autant, je ne veux pas oublier qu’avant d’être une mÔman, je suis avant tout une femme.
Et que pour ne pas être happée par ce tourbillon de la vie, il faut une petite dose d’égoïsme.

Je m’explique !

Est-ce qu’il t’arrive de faire des choses pour toi, sans tes enfants ?
Comme ?
Poser un jour de congé en dehors des vacances scolaires, juste pour avoir une journée à toi toute seule ou avec ton Ours, mais sans les pépites.
Partir en week-end (moto par exemple) avec des amis, après avoir confié les pépites à leur cousine.
Ou bien manger au resto avec une copine alors que tu réponds « non » aux pépites quand elles te le demandent.

La bonne réponse c’est oui ! oui oui oui et oui !
C’est vrai, tu y arrives ?
Et tu culpabilises ? POURQUOI ?
Non sérieusement ! Pourquoi culpabiliser ?
Penses-tu vraiment que tes enfants seront plus malheureux parce que toi, tu seras heureuse et détendue ?
Tu imagines devoir te priver de tout pour le leur offrir ?

Ta ta ta ! Et même taratata !
Rien du tout !
Que dalle !
Niente !
Que tchi !

Tes enfants seront plus heureux parce que toi tu l’es ! Pas parce que tu vas leur offrir tout ce qu’ils veulent et même ce qu’ils ne veulent pas.

Tu as décidé de partir en week-end dans le sud avec des potes ? Et bien profites en à fond !
D’autant plus si tu es une cacahuète solo, qui n’a plus vraiment de vie pour elle, que ton boulot te prend la tête mais que tu te dévoues corps et âme pour tes loulous d’amour !

Je ne te dis pas de tout faire sans eux, mais juste de savoir exister sans eux.

Penser à toi, à être une cacahuète épanouie ne veut pas dire que tu les aimes moins.
C’est juste qu’à un moment donné, il faut savoir exister pour soi.

Alors pose ta cape et ton masque de super cacahuète trop forte pour tout gérer, et redeviens la Sexy Noisette que tu étais, le temps d’un week-end.
Je ne te dis pas de troquer ton tablier contre des cuissardes (et encore que si c’est ton trip, fais-le!), mais juste de penser à toi.
Tes pépites ne sont pas abandonnées seules dans un coin pendant ce temps-là.
Elles sont chez Casse-noisettes !
Et même s’il est arachidement trop cuit, il sait s’en occuper.

Et tu sais, tes loulous seront heureux que tu leur racontes TON week-end.
Surtout si tu as repéré une plage trop bien où tu pourras les emmener une prochaine fois.
Il y aura forcément ce moment où tu penseras à eux en ressentant une petite pointe d’amertume, de culpabilité.

Mais il faut vite la chasser et profiter de ce que tu vis.
Surtout si à ce moment précis tu as les pieds dans l’eau et un verre à la main !

La vie est belle ! A toi de faire en sorte que tout ce que tu vis soit à cette image.
« Carpe Diem » ! Et si tu veux te mettre debout sur ton bureau pour le crier haut et fort, fais-le !
Mais après avoir trouvé le numéro des urgences… On ne sait jamais, on n’a toujours pas inventé la carte de fidélité médicale.

2 réponses sur “Mère indigne !”

  1. Cc cacahuète. Oui la culpabilité gagné chaque fois du terrain alors que les occasionse moment à moi sont plus que rares. Il faut accepter peut être aussi de redevenir femme et plus maman ou épouse. Accepter de penser pour une fois à soi. J avoue que cela m est encore dur mais je progresse. Le sentiment d abandon de mes enfants et mon mari encore bien présent mais je crois en le temps qui apaise les choses alors bientôt moi aussi je dirai « oui oui oui » à ces instants de plénitude qui font que tout les autres instant passés en famille sont eux même que des instants de purs bonheur

    1. Te dégager 2h par semaine pour toi, pour une activité à toi (danse, peinture, yoga ou ce que tu veux) c’est déjà bien !
      Et tu as raison, les choses vont venir petit à petit. Surtout que tu ne les abandonne pas, tu reviens, et plus épanouie, en ayant évacuer les tensions et autre mauvaise humeur.

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