Les piles contre-attaquent

Hello ma cacahuète !

Comment vas-tu après cet exubérance de biens succulents en excès ?
Et si je te proposais une balade digestive ?

De 7 à 79 ans

Tel que tu me lis, en ce lendemain de fête, je suis déjà allée en Égypte visiter les pyramides des pharaons, j’ai grimpé tout en haut de l’Empire State Building et j’ai réalisé une plongée sous-marine au milieu des algues et des coraux en version signée, non pas Alain Bashung, mais plutôt hippocampe en perles.
Et le plus beau dans tout ça, c’est que j’ai fait tous ces voyages en une journée, sans bouger de chez moi et sans passeport !
Non, je ne me suis pas transformée en Jumper ou en Paladin, passant d’un site à l’autre aussi facilement que d’autres ouvrent la porte du frigo pour finir les restes du festin.

D’ailleurs, là, je suis en train de t’écrire depuis les abords de Cuba, dont je ne m’approcherai que de loin, l’ado qui en garde jalousement les portes, tenant absolument à assembler seule les 2 000 pièces qui composent… son puzzle !

Oui, tu l’auras compris, je suis une maman au lendemain de l’ouverture des cadeaux de Noël arrivés aux pieds des sapins des papy-mamie et autre tatie-tonton.
Une fois l’émerveillement et les cris de bonheur passés, c’est le début du marathon pour les parents.
Et oui, nos chérubins ne connaissant pas la patience, il s’agit d’être le 1er à se ruer sur les 3 seules piles 6LR61 de la maison, aussi appelées PP3 mais aucun rapport avec un quelconque robot de Star Wars, ou à être la plus rapide pour attraper LE tournevis cruciforme de LA bonne taille pour ouvrir LA trappe des fameuses piles…
Et là, la concurrence est rude avec mon frérot, qui, étant à la tête d’une fratrie de 4 lutins, est plutôt aiguisé du tournevis.

Mais encore, si cette fièvre folle ne touchait que les enfants, ce serait une chose gérable, alors que là elle s’est subitement emparée des adultes, nous rendant encore plus gamins que nos propres gamins !

Me voilà donc lorgnant sur ma petite merveille allemande qui a rejoint ma team, ne demandant qu’à me montrer ce dont elle est capable !!!
Non, je ne parle pas de voiture, mais de robot ménager.
La Cacahuète ayant pris la mauvaise habitude de les faire prématurément décéder les uns après les autres, papa et maman Noël ont, cette année encore, eu la gentillesse de m’en offrir un, ne sachant pas combien de temps il me résisterait.

D’ailleurs, j’ai hâte d’être à demain pour préparer le festin d’anniversaire de Papa Ours pour le tester.
Oui, le pauvre Papa Ours à sa bougie annuelle 2 jours seulement après Noël, mais heureusement dans son malheur, sa Cacahuète chérie, s’arrange pour que ce soit toujours sa fête à lui tout seul, et je ne parle même pas d’une quelconque vengeance aéronautique !

Mais je ne suis pas la pire en terme de gaminerie post ouverture de cadeaux !
Mon fameux grand frère que j’ai pris tant plaisir à faire punir dans notre enfance par pur sadisme de petite sœur poucave, a eu l’immense bonheur de découvrir au pied du sapin un smartphone dernière génération « trop de la balle-d’une marque plus mieux bien qu’Apple et Samsung qui auraient fusionné avec un Sony », c’est dire !

Sauf qu’en ayant fait un heureux, ma Super M de belle-sœur, mais si tu sais, celle qui a l’option clairvoyance intégrée dans ses lentilles ! Bref, Super M ne pensait qu’elle allait avoir à gérer un grand enfant de plus !
« Pose ton portable » et autre « Tu feras tes réglages plus tard, coupe le son on est à table » m’ont beaucoup amusé durant le repas de Noël.

Je n’imagine même pas si on avait eu de tels joujoux à notre adolescence… je pense que la future cacahuète que j’étais aurais été capable de le lui piquer et de mettre un code tout pourri, juste pour le faire rager.
D’ailleurs, je vais peut-être bien souffler l’idée à Super M.
Qui sait, si ça peut sauver sa tranquillité…

Et l’amour dans tout ça ?

Je sais, la vanne est facile de la part d’une accro au portable (et aux radis, oui !).

Quel adulte n’a pas retrouvé son âme d’enfant en découvrant sous le sapin un cadeau surprise au papier multicolore ?
Qui ne s’est pas revu à 7 ans, déballant ses paquets en imaginant les merveilles qu’il n’osait espérer et le bonheur de les voir enfin entre ses mains ?

Il y a un peu de cette joie dans le fait de se retrouver autour d’un plateau de jeu fraîchement déballé au moment des fêtes.
Chacun retrouve son âme d’enfant, fait en sorte de comprendre les règles du jeu avant les plus petits pour qui cela semble tellement évident, et joue sans l’esprit de compétition qui anime chacun tout au long de l’année.

On parle de la trêve des confiseurs, mais on pourrait appliquer ce nom à cette période durant laquelle chacun œuvre pour un peu de calme et de repos.
Un Papa Ours qui pose ses perceuses et plaques de placo, une Cacahuète qui délaisse son ordi et ses pinceaux, des pépites qui oublient les bagarres pour quelques jours, le bonheur en famille tient à peu de chose.

Il suffit de savoir faire une pause et de se reconnecter à ceux qui sont importants, aux valeurs qui sont véhiculées au sein de chaque famille et de recentrer nos relations sur l’amour que l’on se porte.
Il n’y a pas besoin de grands discours pour comprendre ce que chacun exprime.
Il faut se mettre à l’écoute de l’autre et de soi-même, savoir retrouver ce qui fait notre force et qui nous fait avancer ensemble.

Oublier les superflus et les artifices, laisser le virtuel prendre lui aussi des vacances au profit des vraies êtres humains qui composent notre cercle d’intimes, et laisser les horloges au placard jusqu’au décompte du 31.

C’est un peu de tout ça qui découle de ce moment hors du temps, assis tous ensemble autour d’un plateau de jeu, d’une balade en pleine nature ou d’un film regardé sous la couette, accompagné des derniers chocolats de Noël que chacun se sacrifiera à finir avant que l’épiphanie n’arrive.

Si on s’y prend bien, on peut même essayer de faire durer cette sérénité retrouvée jusqu’au démontage du sapin et l’extinction des dernières décos.
Et si malgré tous nos efforts, des tensions persistent, il n’y aura plus beaucoup à tenir avant l’arrivée des 1ers flocons et des batailles de boules de neige qui finiront de départager petits et grands, à coup de croche-pattes avec atterrissage le nez dans la neige ou autre fabrication de famille de bonhommes de neige.

L’hiver n’a pas dit son dernier mot, mais il ne tient qu’à nous de le faire rimer avec bonheur.

4 réponses sur “Les piles contre-attaquent”

  1. Bonjour la Miss,
    Cet article m’a fait voyager à travers mon téléphone encore une fois il était super drôle et j’ai encore adoré l’humour que tu y mets.

  2. Nous aimerions que nos enfants courent encore après les piles mais malheureusement ils sont en âge d’avoir un MOBYLE !!!
    Tant pis, nous gardons maintenant nos tournevis pour monter les cadeaux des grands tels que des meubles…..

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