Les jolies colonies de vacances !

Hello ma Cacahuète !
Prépare ta crème solaire et tes tongs, cette semaine je t’emmène prendre des congés bien mérités !
Je suis sûre que tu en rêves !

Les ados et les enfants d’abord !

Te souviens-tu de l’article dans lequel je te parlais du voyage scolaire de Miss Louloulou l’ado ?
Bien sûr que tu t’en souviens, tu devais m’envier cette semaine de vacances annoncées ! (et au pire, si tu veux le (re)lire, je t’ai mis le lien. Mais oui je suis gentille !)

Et bien voilà, nous y sommes ! Elle est là cette semaine tant attendue par toutes les parties en instances, mis à part peut être le corps administrato-éducatif qui va accompagner ces boules d’hormones lors de ce périple.

Et je sais que je ne suis pas la seule à l’avoir attendue cette fameuse semaine, voire même espérée, rêvée, fantasmée !
Rends toi compte : une semaine sans soupir ! sans « attend j’arrive » qui n’ont d’instantané que l’espoir qui disparaît de les voir sortir de leur chambre sitôt ces mots prononcés.
Une semaine sans ado à la maison !!!!

Avant que tu ne me traite de mère indigne ou de me demander si je les aime vraiment, sache que mes pépites sont la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie de maman.
Mais soyons aussi parfaitement honnêtes l’une envers l’autre : les voir partir quelques jours représente une incroyable possibilité de pouvoir souffler un peu, de relâcher la pression et de savourer le calme qui règne à nouveau dans la maison…

La belle R. me l’a confirmé il y a peu, lorsque sa version mâlesculine de son ado est parti en Espagne : ça fait du bien !
Par contre elle m’a mise en garde contre le contre coup du retour à la réalité assez compliqué pour nous mais surtout pour eux qui ont pris goût à la liberté durant leur séjour.
Pas de parents !
Pas d’autorité supérieure !
Pas d’horaires !
Comme une répétition avant l’heure de ce que pourront être leurs vacances de jeunes adultes lorsqu’ils toucheront leurs 1ers salaires et se sentiront pousser des ailes.

Pour l’heure, me voici presque à l’heure des au revoir, et je suis plus préoccupée de savoir si mon ado se souviendra qu’elle a un père et une mère qui l’accompagne la valise à la main, et si elle viendra nous faire un petit bisou avant de partir, ou si la checklist vestimentaire de ses copines est plus importante que nous.

Pas de quoi se vexer ! C’est le quotidien des gestionnaires d’adolescents.
Si si, aux vues de la façon dont notre ado consomme la vie familiale, on peut parler de gestionnaire.
Gestion du remplissage du frigo, des placards de goûters et autres pots de chewing-gum.
Gestion des trajets à effectuer avec le taxi maternel.
Gestion des vêtements à tenir propres….

Mais je m’éloigne du sujet !J’en suis à me demander ce que je vais bien pouvoir faire de tout ce temps libre, lorsque je me rappelle que non seulement Papa Ours et moi avons 2 autres pépites à gérer, mais que j’ai aussi du travail, et donc des journées bien remplies.

Ben oui, elles ne sont pas pour moi ces vacances !
En tout cas, pas celles pour lesquelles la crème solaire et les tongs seront nécessaires.

Les laisser s’envoler

Il n’empêche que ce 1er voyage de notre ado nous donne un avant-goût de ce qui arrivera naturellement dans quelques années.
Je ne parle pas des voyages scolaires ou familiaux à venir, mais bel et bien de l’envol définitif de nos puces du nid familial !

Après tout, c’est dans l’ordre des choses, tu me diras.
Mais on prend tellement l’habitude de les avoir à nos côtés, de les materner, de les aider, qu’on en oublie que nous ne faisons pas des enfants pour nous, mais pour eux-mêmes.

Notre rôle de parents est sans doute le plus difficile au monde, parce que non seulement, quoi que nous fassions, nous aurons tort et nos enfants nous le reprocheront dans quelques années, mais en plus, ces bébés que nous avons désirés, portés, chéris, bercés, finirons à leur tour par devenir des adultes qui construiront leur propre vie.

Pour autant, ça ne vaut pas le coup de les abandonner avec la belle-mère sur le bord de la route au mois d’août. Non maintenant qu’ils sont là et qu’on s’est habitués à eux, autant en profiter et créer une certaine unité familiale.

Il serait utopique de croire qu’on fait des enfants pour les garder pour soi !
Et puis très honnêtement, les cajoler et leur manger les joues quand ils sont 4 ou 5 ans c’est drôle et on peut les garder de force contre nous sans qu’ils arrivent à bouger, et encore que !
Mais arrivés à 14 ou 15 ans, non seulement on ne peut plus les forcer à nous faire des câlins sans les avoir tazzer avant, mais en plus l’idée de leur manger les joues, nous passe aussi vite que leur sourire disparaît en nous apercevant entrer dans leur chambre.

Notre rôle de parents est ailleurs !

Nous sommes là pour leur transmettre notre expérience et qu’ils s’appuient dessus lorsqu’ils en auront besoin.
Nous sommes là pour leur transmettre des valeurs qui sont les nôtres, celles qui se disent et celles qui nous définissent implicitement.
Nous sommes là pour les accompagner le long d’un petit bout de chemin de vie commune et leur donner les instruments de vie qui leur serviront à trouver leur propre route à suivre.
Nous sommes là pour leur transmettre notre amour et qu’ils puissent le transmettre à leur tour autour d’eux.

Mais nous savons dès le départ qu’un jour ou l’autre ils lâcheront notre main et ne la reprendront que plus tard, pour nous rappeler qu’à leur tour ils seront à nos côtés lorsque nous serons du côté du soleil couchant de la vie.

Bien sûr, la vie de parents est faite de rires, de jeux, de cris, de bagarres et de gâteaux colorés.
Et il faut en savourer chaque miette. Parce que dans chacune d’elles il y a un peu de ceux qui nous ont transmis nos valeurs, un peu de nous et un peu d’eux, nos terreurs.

Aujourd’hui, ma miette de vie que je savoure, c’est de voir mon ado prendre ce bus pour l’Italie, devenir un peu plus grande, un peu plus responsable et pourtant si petite encore.

Non je ne lui montrerai pas cette petite larme qui sort de mon cœur pour couler sur ma joue au moment où elle partira.
Je ne lui parlerai que de la joie de la voir partir et des 5 jours de vacances qu’elle m’offre avec ce voyage ! Parce que c’est le jeu entre nous.
Mais moi aussi je vais le faire ce compte à rebours !
Tout comme elle a compté les jours avant son départ, je compterai les jours avant son retour.
Parce que c’est ça aussi être une maman.

Mais n’empêche ! 5 jours de calme !!!!

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