Le village dans les nuages

Voici venu le temps des rires et des chants, dans l’île aux enfants c’est tous les jours le printemps.
C’est le pays joyeux…

Non ma Cacahuète, je n’ai pas fait un excès de chocolats au sucre pétillant, et je ne vais pas non plus finir la chanson, même si j’avoue que je viens de retomber en enfance, le mercredi après-midi, devant RécréA2…

Mais alors, que peut-il bien m’arriver ?

Le côté obscure de la force

Je ne t’ai jamais vraiment parler de mon passé pro.
C’est pourtant bien de là que tout est parti, et que ce blog est né.
Une quarantenaire en quête de véritables valeurs pro alliée à une maman à la recherche de son enfant trop bien caché au fond d’elle, qui cherche à comprendre sa vie et les extraterrestres qui lui servent de pépites.
Je ne l’ai d’ailleurs toujours pas retrouvé malgré la chasse aux œufs du jour !

Je ne suis pas une débutante en matière d’emploi, et je suis passée par bien des entreprises aux vitrines souvent brillantes, mais aux intérieurs poussiéreux.
J’y ai heureusement croisé des personnes en or qui partagent aujourd’hui encore ma vie, mais aussi, bon nombre d’employés zombifiés par leur fonction.

Mais la plus belle rencontre qui m’ai été donnée de faire fut celle de Cruella d’enfer herself !
Celle qui est à l’origine de tout. Celle par qui le mal arrive et que l’on entend arriver à son bruit de talon si particulier.
Tu vois le personnage ?
Il ne lui manquait que les volutes de fumée pour que le tableau soit parfaitement ressemblant.

Et pourtant, aujourd’hui, force est de constater, que non seulement je n’ai plus du tout d’envie de meurtre en pensant à elle, et de toute façon, je ne voudrais pas tâcher ma voiture en l’écrasant malencontreusement un soir de pleine lune où je l’aurais prise pour une chouette hulotte sous exta, mais en plus, je pourrais même aller jusqu’à dire que c’est un peu grâce à elle si ce blog existe.

Ben oui, sans elle, pas de burn out, et donc pas de blog.
J’irais même jusqu’à lui dire merc… euh non, faut pas déconner non plus !

Bref !
Une fois encore tu dois te demander où je veux en venir.

Lorsque j’ai créé ce blog égocentro-narcissico-personnel, je voulais partager mes aventures et mon envie de tendre vers une vie plus simple, basée sur de vraies valeurs humaines.
Je me disais que tout cela devait bien exister dans certaines entreprises, sauf que je n’avais pas la chance de les connaître.

Et pourtant !
Il y a un an, quasi jour pour jour, je me lançais sans même le savoir dans une quête du Graal.
Tel Lancelot, plutôt en solitaire, alors que Louloulou l’ado s’identifierait plutôt à Karadoc pour qui le gras c’est la vie, et que l’Ours tendrait naturellement vers Arthur le chef de guerre aux multiples conquêtes et maîtresses, je me voyais plutôt solitaire bien que toujours entourée d’un soutien infaillible de quelques irréductibles gaulois.

Au détour d’un labyrinthe tumultueux consistant à trouver la porte sacrée qui ouvrait sur ce nouveau monde, je suis arrivée dans une salle du trône en chocolat.

Sus au dragon !

Cette maison familiale était telle un palais qui m’accueillit pour quelques nuitées, et qui me permis de comprendre qu’on pouvait trouver un lieu professionnel dans lequel chacun avait sa place et une vraie valeur humaine ajoutée.

Bien que le feeling passa fort bien entre les maîtres des lieux et moi, toutes les chambres étant occupées, je ne pus rester au-delà de ce qui était prévu, mais j’en reparti le cœur gonflé d’un optimisme tout nouveau et les poches pleines du meilleur chocolat goûté jusqu’à ce jour.

Oui, d’ailleurs, pour celles qui auraient la chance un jour de travailler chez eux, oubliez votre régime !

En repartant, je savais que je n’avais pas rêvé cet idéal et que viendra le jour où moi aussi je le trouverai.
En attendant, j’expérimentais les routes en solo, ponctuées de belles rencontres et de beaux partenariats.

Mais cela ne suffisant pas pour sustenter ma tribu restée auprès de l’Ours dans notre foyer, je décidais de trouver quelque chose pour m’occuper, loin des cris et des vacances scolaires !

Oui ! J’ai fuis le domicile peuplé de pépites en folie et en vacances !

Je dois avouer que le changement d’univers pro qui suivi, fut tout d’abord brutal et un peu douloureux, l’impression de devoir revenir en arrière, alors qu’en réalité, c’était juste l’ouverture attendue vers un nouveau monde.

La porte que j’ai pu pousser ces jours-ci, n’ouvrait pas vraiment à priori sur cet idéal recherché.
C’était comme un retour sur un passé douloureux dont je venais tout juste de guérir, sauf qu’au lieu d’entrer par la porte du garage, j’avais le droit d’emprunter le pont-levis.

Je m’attendais à devoir combattre donjons et dragons, vêtue de mon armure intégrale et lourdement armée, et j’avançais à petits pas, guettant les attaques de quelque viles scélérats dissimulés aux 4 coins du bureau.

Sauf qu’en guise d’épée, ils étaient armés de thé parfumés et de brioches aux pralines.
Mon régime va encore en prendre un coup ! Heureusement que je n’en fais pas !

Je n’aurais jamais imaginé qu’une telle ambiance puisse régner dans un monde aussi industriel et contrôlé. Et pourtant, tout y est bel et bien réel !
Je ne dis pas qu’il s’agit d’un monde idéal, je dis juste que ça fait du bien de trouver une entreprise qui a su replacer l’humain au centre de tout et pas seulement de son slogan publicitaire.

Y croire à nouveau

Tu vas me dire que je ne suis pas chez les Bisounours ou Casimir, et qu’il faudrait que je redescende de mon petit village dans les nuages.

Mais je vais honnête avec toi : je n’en ai pas envie !
Pourquoi vouloir quitter un lieu qui réunit toutes les conditions requises ?
Certes, ce n’est pas le milieu dans lequel je pensais trouver mon idéal.
Un passé encore trop lourd pour être totalement digéré me liant à lui.

Mais si on oubliait nos à priori et qu’on se laissait porter par la nouveauté, on serait à même d’apprécier ce que la vie nous offre.
Une façon bien à elle de nous réconcilier avec ce qui nous correspondait, mais qu’on a fuit pour les mauvaises personnes.

Tout ce que nous avons appris dans notre passé n’est pas à jeter à la poubelle !
Il y a bien souvent des trésors enfouis dans des tiroirs trop longtemps fermés.
Et avoir la chance de les redécouvrir et de s’en servir n’est pas toujours donnée à tout le monde.

Et tu sais le plus beau dans cette histoire ? C’est en partie ce blog qui aura fait la différence !
Comme si le meilleur naissait d’un engrais fait du passé.

Tel le Phoenix qui renaîtrait de ses cendres.

Dans tous les cas, cela confirme ce que je te dis souvent ma Cacahuète : il ne faut pas renoncer à ses rêves et ses espoirs, parce que notre Graal n’est souvent pas très loin.
Il est là, logé au creux de notre cœur, et il suffit d’être à l’écoute de ces petits bouts de plein de choses qui le composent pour comprendre ce vers quoi on doit tendre.

Lorsque la vie t’offre la possibilité d’être parfaitement alignée avec tes convictions et tes envies, d’être en parfaite adéquation avec toi-même, pourquoi devoir y renoncer ?
Je te parle souvent de Carpe Diem, mais ça en est un parfait exemple !

La vie se charge de nous faire prendre les bons chemins au bon moment, et lorsque tu arrives au bout d’une route et qu’un tel cadeau s’offre à toi, il faut savoir l’accepter et s’arrêter un moment pour le savourer !

Et si à ce moment là tu pouvais te retourner pour vérifier d’où tu viens, tu verrais que ton passé est ta force et que tu as su surmonter toutes les épreuves qui se présentaient.
Tu as su combattre et terrasser tes dragons intérieurs et avancer vers ta victoire personnelle, celle qui te permet d’être enfin toi.

Tu la vois cette héroïne de jeu vidéos qui se dessine sous tes yeux ? Elle est réelle ! Ce n’est pas que le fruit de ton imagination, mais bel et bien toi qui te présente victorieuse devant ce Graal.

Pour ce qui est de la musique et de la lumière sacrée, je te laisserai choisir le morceau et la couleur dominante.
Moi, mon teint de Cacahuète se contentera de ce reflet doré qui me sied tant et je laisserai Eminem accompagner ma marche victorieuse vers cette coupe sacrée !

4 réponses sur “Le village dans les nuages”

  1.  » Celle par qui le mal arrive et que l’on entend arriver à son bruit de talon si particulier. »
    Tout bruit de talons annonce l’arrivée du mal? aïe, je vais marcher sur la pointe des pieds!!!!
    Un vent d’optimisme revigorant, ce nouveau texte.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *