Le réveil de la force

Hello ma cacahuète !

As-tu déjà rencontré des gens qui sont venus jusque dans ta bulle pour te bousculer et te faire réagir ?
C’est ce qui m’est arrivé cette semaine.
Et au final, c’était nécessaire !

Réveiller la guerrière qui sommeillait 

Il y a quelques temps j’ai sympathisé avec un cocohuet extra.
Étrangement, nous nous sommes rencontrés non pas devant le portail inter-dimensionnel de l’école, mais autour d’une passion commune : la photo.

Bien que je sois plus axée portraits alors que lui est un maestro de la photo de montagne, le courant est passé assez vite entre nous.

Range tes yeux de merlan frits et ta langue de vilaine !
Rien de tout ce à quoi tu peux penser !

À force de parler photos et randos, ça a rallumé l’envie de prendre mon appareil et de crapahuter dans la nature à la recherche de ce petit quelque chose qui ferait vibrer ma fibre artistique.

Et là autant te dire que ça tient de l’exploit ! Même Papa Ours n’a jamais eu la (mal)chance de me voir en faire, à son grand désespoir !

Parce que si faire des portraits est assez aisé : un décor sympa, une belle lumière et le tour est joué (ou presque) ; pour me voir faire de la rando photo, il faut remonter dans les lointains souvenirs de mon adolescence aux côtés de mes parents dans le Briançonnais !

Heureusement qu’au cours de ces randos en « très très très haute montagne » il y avait mon Papa locomotive pour me permettre de m’accrocher à son sac à dos pour me tracter et avancer dans les passages difficiles ! Sinon j’aurais fini seule assise sur une pierre à réclamer un hélicoptère pour me ramener à bon port…

D’ailleurs, le cocohuet dont je te parle n’a pas non plus été en reste côté moqueries lorsqu’on a abordé la difficulté des randonnées à envisager et le fait que j’étais vaccinée des virées en montagnes, me lançant un « alors profite bien autour de chez toi » un peu moqueur.

Mais je ne dis rien, je connais les limites physiques de la cacahuète.
Surtout lorsque tu sais que Monsieur Ours se moque de mes bras shamallow lorsqu’il a besoin d’aide et que je n’arrive pas à soulever seule le moteur de la voiture qu’il est en train de bricoler.
J’ai bien compris que mon niveau physique ne me permettrait pas l’escalade de quelques monts que ce soit !

N’empêche que l’envie de bouger commençait à grandir en moi.
La veille j’avais même dû évacuer une colère contre moi-même : musique à fond dans les oreilles j’avais alors passé cet énervement en me dépensant, à la façon d’une adepte de salle de sport à fond sur … mon vélo elliptique.
Et c’est bien moi qui, dimanche, ai été à l’initiative d’une balade au soleil, appareils photos dans le sac à dos prêts à être dégainés (et ils l’ont été !), avec la pépite passionnée de nature et Monsieur Ours !

Tu vas me dire « pourquoi cette colère » ? Parce que j’ai réalisé que depuis quelques temps j’étais dans l’attente des autres.
L’attente d’une réponse, d’une réaction, d’une attention, d’une dispo.
Et il n’y a rien qui ne m’énerve plus que d’être dépendante des autres.

Cette colère intérieure était autant contre moi-même que contre ceux qui ne comprenaient pas l’importance de l’urgence qui m’envahissait.

Mais au lieu d’exploser, cette colère s’est transformée : la Cacahuète guerrière venait de se réveiller !
Submergée d’une énergie nouvelle.
Les choses prenaient formes clairement dans mon esprit : laisser derrière moi celles et ceux qui n’étaient pas vitaux, ne garder que l’essentiel et faire avancer les choses par moi-même.
Mais pour autant je n’avais pas envie de me précipiter.
Comme si une patience jusqu’alors inconnue s’était mêlée à cette force.

Ces personnes qu’on n’attendait pas

Je te parle souvent des rencontres inopinées voulues par la vie.
Tu sais, les bonnes personnes au bon moment.
Et bien cette rencontre « photo-amicale » en est une.

Mais pourquoi certaines personnes ont-elles ce don de venir te bousculer quand tu n’y es pas prête ?
Pourquoi maintenant, alors que mon projet pro a du mal à trouver sa piste d’envol ?

Qui a autorisé à ce qu’on entre dans ma bulle pour déposer ça là, comme ça ?
J’avais pourtant soigneusement fermé la porte « photo ». Et voilà qu’elle refait surface, comme un besoin vital d’exister !

Sans doute parce que j’avais besoin de me retrouver moi, d’effectuer un retour à ma nature profonde.
Un besoin de savoir que c’était toujours là en moi.
Quand je vois le résultat, je ne suis pas super satisfaite, j’ai déjà été plus inspirée.
Et pourtant je suis ravie de ce retour dans ma vie.

Oui oui, la cacahuète est bipolaire.
Mais il fallait bien ça pour être véritablement alignée !

Certaines personnes arrivent dans ta vie alors que tu pensais être complète.
Elles débarquent discrètement, sans fanfare ni tambour, et les frontières de ta bulle disparaissent alors à l’horizon.
Non pas que cette bulle éclate, car tu n’as pas besoin de tout remettre en cause, mais plutôt, comme si ton univers était en pleine expansion et que ses frontières aient été repoussées sans même que tu t’en rendes compte.
Tu intègres alors de nouvelles choses à ta vie, sans en rejeter d’autres pour autant.

Un peu comme une évidence dont tu n’avais pas conscience.
Comme si ta vie mettait soudainement en lumière des zones d’ombres dont tu ne voulais plus entendre parler, souvent pour les mauvaises raisons, alors qu’au final, elles te sont nécessaires pour avancer et être toi-même.

Il est tellement facile dans cette vie, de s’oublier, de se mettre en retrait pour correspondre à un modèle auquel on croit devoir coller parfaitement.
Alors que ce qui fait notre singularité, ce sont justement toutes nos petites imperfections, toutes ces choses qui te sont personnelles et qui te rendent uniques, qui font que tu es toi.
Ce piment qui relève ton caractère juste assez pour ne pas être comme les autres, cette lumière et ces ombres qui révèlent celle que tu es profondément.

Bref, tout ce qui fait ton authenticité.

Ce n’est pas évident d’être bousculée et de devoir sortir de sa zone de confort ou d’agrandir son horizon.
Mais une fois qu’on a ouvert ce regard nouveau sur cette portion du monde qu’on s’évertuait à ne pas vouloir voir, il y a comme une bouffée d’oxygène qui nous parvient et nous fait dire qu’on est vivante, qu’on est entière et que rien ne sera plus jamais comme avant.
Un peu comme quand tu atteints le sommet de la montagne après de longues heures de grimpette, et que le spectacle qui s’offre à toi est la plus belle des récompenses.

©Julien Sebastian Photographie

C’est cette force qu’il faut savoir cultiver et garder précieusement en soi, pour qu’elle nous accompagne et nous porte.

Alors parole de Cacahuète, sans pour autant me transformer en Xéna la guerrière, je vais accueillir cette nouvelle phase de ma vie avec joie.
Un peu à l’image de mon totem, le Phoenix, qui toujours renaît de ses cendres.

Mais ça c’est un autre sujet dont je te parlerai sans doute prochainement.

PS : tu peux retrouver le travail de ce cocohuet en suivant ce lien.

5 réponses sur “Le réveil de la force”

  1. La vie n est pas simple mais je pense qu elle sait mettre sur ta route les bonnes personnes au bon moment. La perfection n existe pas. Tu juge ton travail pas encore au top mais c est normal ton expérience va grandir et tu vas accomplier toutes les réussites que tu mérites. Super cacahuète bientôt là et tant mieux. Profite de ta passion. Il y a pas de mal à se faire du bien paraît il. Alors vas, éclate toi!

    1. Merci ma Noisette !
      C’est vrai qu’il faut aussi penser à soi et à ce qu’on aime faire dans la vie. Tout ne passe pas par la voix pro, il faut aussi s’accomplir à titre personnel.
      C’est aussi ça être complète ! Chaque pièce du puzzle qui nous constitue doit trouver sa place au milieu des autres, sans tout bousculer.

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