Juste être nous !

Bonjour bonjour ma cacahuète en folie !
Comment se passe la reprise chez toi ?

Je peux te poser une question ? As-tu déjà ressentie une violente envie de meurtre envers quelqu’un de totalement mesquin ou injuste ?

Tu sais cette pulsion incontrôlable qui provoque une colère profonde, un peu à la façon de Colère, le personnage émotion de Vice Versa. Je le trouve très parlant ce personnage.

Un plat qui se mange froid

En ce petit matin d’été, me voilà devant mon écran à rédiger mon 1er article pro pour mon site, et le sujet sur lequel j’écris me touche particulièrement.

Mon côté passionné, enflammé prend le dessus et me voilà à rédiger un pamphlet endiablé dans lequel je règle mes comptes avec d’anciennes managers inhumaines qui ont fait craquer la plupart des personnes de leur équipe.

Je me libère de tout ce que j’ai vécu pendant des années.

Ce qui sors de ma plume électronique est un acide qui se répand comme pour effacer toutes ces injustes et toute cette rancœur trop longtemps enfouie en moi.

Une éruption volcanique de méchanceté vengeresse.

Et après presque 5 ans à garder ça en moi, je peux te dire que la poche de magma était pleine !

La vengeance est un plat qui se mange froid.

Mwaa ! Ha ha ha (rire diabolique !)
Sauf que là je l’ai servi réchauffé par le feu des enfers.
Oui oui rien que ça !

 

Me voilà soulagée d’avoir pu écrire tout cela et que le monde entier découvre leur vrai visage.

(Tu me connais maintenant, il y a forcément un « mais ».)

MAIS ! En relisant mon texte, je me trouve un peu trop virulente, ciblant un peu trop une personne en particulier.
Ce qui n’est évidemment pas mon but, puisque je veux parler de l’inhumanité dans le monde du travail, de façon plus générale.

Non, décidemment, mon texte me met de plus en plus mal à l’aise.

Il ne me ressemble pas.

Et ce ne sont pas mes relectrices Super M et la belle R qui me contrediront….

Disney à la rescousse

Je décide donc d’adoucir mon texte, mais je veux quand même que l’image de ces personnes soit forte et parlante.
Comment faire passer mon message en y mettant ma note d’humour habituelle ?

Et là, l’image me vient comme une évidence : qui est la cruauté personnifiée ? La méchante dans un Disney !
Mais bien sûr !
J’hésite entre Ursula, la pieuvre dégoulinante de méchanceté dans La petite Sirène, et Maléfique qui empoisonne la vie de Blanche-Neige…

Les 2 collants parfaitement au message que je veux faire passer.

Choix cornélien ! Jusqu’à ce que je me représente leurs victimes comme de pauvres petites bêtes sans défense.

Ce sera donc Cruella d’Enfer !

Voilà le tableau est dressé !
Le ton est atténué, le message n’en a pas perdu de sa force. OUF !
Je n’y ai pas laissé un bout de moi au passage.

Faire la paix avec soi

Mais alors, pourquoi réagit-on ainsi face à ces personnes qui nous montrent nos propres faiblesses ? Pourquoi la colère met-elle aussi longtemps à ressortir et avec tant de force et de douleur ?

Bien sûr, il ne faut pas réagir à chaud, nous ne sommes plus des hommes de Neandertal, mais pourquoi n’arrivons-nous pas à dire à ces personnes :

« Stop ! Vous dépassez les bornes ! Vous n’avez pas le droit de me parler ainsi » ?

Que ce soit un chef acariâtre, une amie qui nous plante un couteau dans le dos ou une voisine mal lunée qui passe ses nerfs sur nous, pourquoi n’avons-nous pas le courage de leur dire qu’ils outrepassent leurs droits ?

Une partie de la réponse est dans ma 1ère question : la plupart du temps, ces situations ont un effet miroir sur nous.
Un miroir un peu cruel qui nous renvoit nos propres faiblesses, notre manque de confiance en soi. Qui nous empêche de croire en ce que l’on est, sincèrement.

Nous jouons un rôle en société pour être semblable aux autres, pour ne pas dépareiller et risquer d’être rejeté.
Nous mettons des costumes pour êtres tel qu’on nous attend.

Mais si nous étions nous-même, sans jugement sur soi, sans adaptation à ce que les autres attendent de nous, notre singularité ferait la différence.

Faisons nous confiance, soyons vraies, authentiques !

La vie sera plus simple et nous n’aurons plus à modérer nos forces ou cacher nos faiblesses.

Soyons indulgente avec nous même car nous sommes nos propres juges et les plus durs qui soient.
Faisons la paix avec notre nous intérieur, cette cacahuète si précieuse qui régit notre vision de notre monde.

Je suis sûre que toi qui me lis, petite cacahuète, noisette ou pistachette, tu as un jour émis une critique envers toi, que personne d’autre n’aurais osé porter !
Me tromperais-je ?
Nos plus gros blocages sont profondément ancrés en nous.

Je te propose une expérience : essayons d’être bienveillante envers nous-même :
– un compliment chaque matin au réveil,
– une félicité le soir en repensant aux petites victoires de la journée,
– s’endormir en repensant aux petits bonheurs du jour.

Et rendons au monde ses couleurs, NOS couleurs !

Tu me suis dans l’aventure ?
Viens me dire en commentaires ce que seront tes 1ères actions positives envers ta noisette intérieure.

2 réponses sur “Juste être nous !”

  1. Ma noisette intérieure me dit que tu as raison mais il faut que le cerveau accepte aussi et là c est bien plus compliqué. Ça demande beaucoup de travail beaucoup d effort mais il faut continuer à croire qu’un jour ça avancera. Et puis une Miss cacahuète en amie ça aide a te montrer les points positifs de ta journée quand toi même tu n y arrives pas.

    1. C’est ça la solidarité ! :-*
      Crois en toi, aimes toi ! Tu es une belle personne.
      Les choses vont se régler, tu te construit un bel avenir.
      Bientôt tu te retourneras sur ton passé avec un sourire de satisfaction d’avoir su avancer 😉

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