Il est l’or mon SeignÔr !

Hello ma Cacahuète !
Tel que tu me lis, je suis en pleine introspection dubitative.
Faut-il vraiment que nos enfants nous ressemblent au point de nous faire peur ?
Je t’explique !

Dans les pas de mon père

Enfin là, en l’occurrence, ceux de leur mère !

Comme tu as dû t’en rendre compte, la Cacahuète a un humour absolu, qui soulève les foules.
Limite, je pourrais faire un one-woman-show à l’Olympia !
Bon OK, je redescends sur terre !
Mais quand même, je suis sûre que tu esquisses un sourire à la lecture de certains articles.

Mais revenons-en à notre sujet.
Comme je te le disais, je ne suis pas dénuée d’un certain humour.
Surtout lorsqu’il s’agit de se moquer un peu beaucoup des autres.
Enfin, au moins jusqu’à ce que Karma pose ses limites.

Or, il se trouve que ce gène de l’humour, s’avère être très rare !
Personnellement, je l’ai hérité de ma lignée maternelle féminine.
Oui, l’humour se décline au féminin chez les Cacahuètes !

Je me souviens avec une nostalgie pleine de rires, des soirées d’été passées autour du barbecue, où mon grand-père, en patriarche à la place assurée, essayait tant bien que mal, de suivre la conversation avec mon père tout en surveillant de loin ce que ma grand-mère et ma mère pouvaient bien se raconter.
Je te laisse imaginer ce que mon espiègle de grand-mère pouvait lui dire quand elle le surprenait !
Personnellement, j’en ai retiré un sens de la répartie plein d’amour, mais parfois aussi assez acerbe.
Faut pas chercher la Cacahuète non plus !

Toujours est-il, que je savais avoir transmis ce sens du tranchant à Cal’ l’affreuse tigresse, mais pas qu’une partie de mon patrimoine génétique avait aussi atterri chez Louloulou l’ado.
Surtout que, comme tu le sais, par définition un ado a un humour pourri, voire même pas d’humour du tout !
Faudrait pas non plus montrer à sa famille qu’on les aime et qu’on passe du bon temps avec eux !

Jusqu’à hier soir à table…

De la poudre de fée

Notre discussion tournait autour des portables prochainement interdits passé une certaine heure chez les personnes mineures de la famille.
Je ne te dis pas la nuée de commentaires des 2 pré-ados même pas encore greffées de ce pseudo cerveau numérique !
Quant à l’aînée de la troupe, elle nous sort l’argument qu’elle a programmé son réveil sur son portable (qu’elle laisse sonner 20 min avant de l’entendre) et qu’elle ne pourrait pas se lever le matin et que…
Lueur de génie !
« Je n’ai qu’à reprendre mon ancien réveil, celui qui fait tic-tac ! »
Oui oui, l’ado a du vocabulaire.

Avant de poursuivre, et pour que tu comprennes bien, il faut quand même que je te parle de ce fameux réveil !
Offert par son parrain et sa marraine qui je le pense, se vengeaient d’un cadeau bruyant fait à une de leur praline.
Le « machin » a une trotteuse atomique qui fait un bruit monstrueux, audible en pleine nuit à l’autre bout de la maison !
De quoi donner des insomnies à la meilleure des Cacahuètes qui affronte déjà les ronflements de l’Ours !
Pour ce qui est de la sonnerie dudit réveil, autant te dire qu’on a reçu des plaintes des coqs de l’autre bout de la commune, parce qu’ils ne servaient plus à rien vu la puissance sonore du « machin ».
Et l’ado qui ne l’entendait pas !

Tu vois un peu le truc ?

Donc hier soir, quand elle a commencé à en parler, j’y ai vu une parfaite occasion d’user de mon pouvoir abusif de Super Maman régisseuse de la maison, avec un argument en béton :
« – Mais bien sûr ! Pour que j’entende son tic-tac toute la nuit ? Un cauchemar ton truc !
– Ben pourquoi ? T’as peur de voir surgir un crocodile ? »

Fourchette arrêtée à l’entrée de ma bouche, regard désabusé de l’Ours envers sa fille, et sa phrase qui tue :
« – Alors là tu vois, c’est de ton humour qu’elle a hérité ! »
On n’est pas loin de son très désagréable « tu es extraordinaire », mais je n’ai pas le temps de répondre que les minis ont pris le relais pour le vanner sur ses blagues nulles à lui.
Ouf !

Alors bon ok, c’était de l’humour à la Disney, et je ne crains pas vraiment de voir débarquer le Capitaine Crochet himself en pleine nuit.
Mais n’empêche ! L’ado s’exerce à l’humour.
Après, de là à dire que c’était volontaire, on ne va pas pousser non plus !
Il ne manquerait plus qu’elle soit meilleure que moi aussi en répartie.

Tu seras un homme mon fils

Jusqu’où notre éducation influence-t-elle nos enfants ?
Quelle est la part de ce que nous leur transmettons génétiquement et de ce que nous leur offrons à expérimenter et à vivre ?

Pour ma part, l’humour est inscrit dans les gènes, mais pour les autres ?
Comment transmettre à nos enfants ce qui nous rend singulier ?
Le tout petit enfant imitera ses parents dans à peu près tout, mais pour autant, ce week-end, ma copine la douce So, nous a fait part de son désarroi face à sa chipie qui ne mange aucun légume s’il n’est pas réduit en purée, alors que les 2 parents s’en régalent à chaque repas.
Et la coquine tient ferme sa position de mini rebelle de 3 ans !

Toutes nos grandes théories pré post-partum doivent-elles voler en éclat sitôt que nait l’enfant prodige ?
Comment être sûre de transmettre les bons messages au bon moment ?

Et si on se laissait vivre ?
Relâchons la pression et vivons simplement les bons moments avec nos pépites.
C’est là qu’elles viendront puiser leur force dans les moments difficiles.
C’est là aussi qu’elles viendront chercher ces souvenirs teintés de bonheurs en se disant que c’était mieux avant. Tout en créant un maintenant qui sera sans doute encore meilleur parce qu’elles auront su y mettre leur touche à elles.

Les principes de base de l’éducation et les valeurs fondamentales, nous les avons tous en nous et nous transmettons celles que l’on pense être les plus importantes.
Mais ce sont tous ces petits à côtés qui feront de nos pépites des êtres différents, avec ce petit « je ne sais quoi » qui bouleversera leur univers et ceux qui le composent.
Ce petit plus qui fera leur douceur ou leur grain de folie, qui leur donnera ce sourire à faire fondre le plus ronchon des Ours ou qui allumera cette étincelle espiègle dans les yeux.

C’est là que se cache le vrai trésor que nous avons à leur offrir, dans ces moments partagés, ces fous rires impossibles, ces larmes de joies qui se mettent à nous inonder les joues sans même trop savoir ce qui vient de se passer.

Et parfois, au milieu de tout ça, un mot d’amour qu’une de nos pépites nous adresse à sa façon, en musique : « Et quand elle crie je dois comprendre je t’aime »…
À ce moment précis on sait qu’on a réussi, et alors, tout est dit !

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