Cacahuète en folie !

Hello ma Cacahuète !
Sais-tu ce qu’il se passe lorsque l’on met en contact, lors d’une soirée à l’ambiance particulière, 3 nanas sexy et drôles et un mâle absolu ?

Je vois d’ici les yeux des Cocohuets qui pétillent en se demandant « Pourquoi ce n’est pas à moi que ça arrive ? » et mes cacahuètes qui espèrent que je ne vais pas déraper.
Mais quand même, tu voudrais bien savoir à qui c’est arrivé et surtout, ce qu’il s’est passé…

Merci les filles !

Après avoir expérimenté la pensée positive pendant quelques semaines, et voyant les 1ers effets pointer le bout de leur nez, je décide de profiter de cette bonne lancée pour organiser une de nos soirée « No child ! » avec ceux qui répondraient présents.
Exit les tourtereaux qui préfèrent roucouler seuls et les jeunes parents aux poches sous les yeux aussi lourdes que les couches de leur nourrisson, sans parler des faux potes qui ne sortent plus le samedi soir (ah la vieillesse avant l’heure !), nous nous retrouvons entre mères coupables, à savoir Super S, Miss Pinkette et moi.

Les filles étant célibataires, ou tout du moins c’est ce qu’elles prétendent pour qu’on ne leur pique pas le Mister Grey qu’elles doivent cacher dans leur placard entre ses cravates et leurs guêpières, monsieur Ours s’est retrouvé seul représentant de la gente masculine n’ayant pas eu peur de nous accompagner pour la soirée.

Les discussions allaient bon train et les tournées s’enchaînaient.
Petite précision tout de même : les 2 miss ne buvant pas et moi conduisant, c’est pour l’Ours qu’elles se sont enchaînées !
L’alcool aidant, le voilà qui se détend et commence à lancer des sujets moins généraux, voire carrément plus tendancieux.
Pour le plus grand plaisir de Miss Pinkette qui adore jouer sur ce registre.

Il a même essayé de profiter de la situation pour jouer le pacha et se faire servir, façon seul maître à bord !

Sauf que, ce que ce pauvre Ours n’avait pas prévu, c’est que la solidarité féminine n’existe pas que dans les contes de fées féministes !
Pour se rattraper de sa maladresse, il voulut jouer la carte de l’égalité homme/femme, espérant que l’une d’entre nous flanche et aille chercher la tournée suivante.
En vain !
Ben quoi, l’égalité homme/femme ne doit pas empêcher la galanterie ni même le côté chevaleresque de celui qui répond aux demandes de celles qui l’accompagnent.

Qui n’a jamais rêvé de se faire secourir par un preux chevalier tout de blanc vêtu qui arriverait sur sa monture, tenant dans sa main un verre coloré d’un cocktail au nom aussi exotique que ce qui le compose…. Enfin dans ma version, la monture fait 600 chevaux et le chevalier a plutôt un blouson de moto, mais l’effet est le même, non ?!
Oh ! réveille-toi la Cacahuète !

Bref, tu l’auras compris, nous nous sommes livrés à une bataille d’arguments/contre-arguments rondement menée et remportée par nous les filles !

Bon, je dois reconnaître que certains de nos arguments étaient franchement très très limite, voire même à bout de souffle.
Le « Peanuts zéro crédibilité » de Miss Pinkette se faisant même taxer de « solidarité féminine pourrave » par un Ours presque vexé.

Je sens que la guilde de défense des hommes va encore frapper suite à cet article !
Alors on se calme les Cocohuets ! Gérez votre frustration et reprenez la lecture.

Le ton libéré de nos discussions m’a conforté dans mon idée que hommes et femmes doivent laisser de côté leurs capes de wonder-papa ou wonder-maman de temps en temps pour redevenir eux-mêmes.

Retour vers le futur

Bien sûr, on aime nos monstres, on ne se plierait pas en 4 pour eux sinon.
Et ils nous donnent matière à rire et à décompresser dès qu’ils sont loin de nous.
À croire que l’on n’arrive pas à vivre si nos enfants ne sont pas omniprésents dans nos pensées ou nos échanges.

Il est tellement facile de se perdre dans cette relation parfois fusionnelle qu’on oublie qu’ils ne sont pas un bout de nous-même mais un prolongement de notre couple, une conséquence de notre amour.

Ce qui fait que nous sommes ce parent, c’est avant tout l’homme ou la femme que l’on a été.
Et il est véritablement important de savoir faire ressortir cette part de nous et de la faire vivre pour elle-même.

Je vois bien autour de moi que pour beaucoup il est très difficile de laisser la casquette « papa » ou « maman » aux vestiaires même le temps d’une soirée, tant ce rôle est un morceau à part entière de ce qui les définit.

Toujours est-il, que nous avons tendance à nous oublier sous cette étiquette de « parents ».
Et pourtant, nous sommes bien à l’origine des hommes et des femmes faits de chair et de sentiments, de rires et de plaisirs divers.

Si pour certains, ce retour de flamme qu’est l’approche de la quarantaine se fait en mode destruction massive, et tant pis pour les dommages collatéraux, il faut reconnaître qu’il y a dans cette période comme une résurgence du passé qui nous rappelle ceux que nous étions avant d’endosser ce rôle si complexe de parents.

En règle générale, arrivés à cette période de notre existence, les enfants sont suffisamment grands pour qu’on puisse s’autoriser des sorties et se redécouvrir simples adultes.
Et cette réminiscence est oh combien salvatrice !

Si la 1ère partie de notre vie est consacrée à faire de nous des adultes responsables, la seconde qui commence autour de 40 ans, sert à défaire tout ce qui a été mis en place jusque là pour arriver enfin à notre épanouissement.

Je ne te dis pas de tout laisser tomber dans ta vie et de partir en cacahuète (LOL), mais plutôt de pouvoir enfin lâcher prise et laisser derrière toi les carcans que tu as toi-même dressé autour de toi pour correspondre parfaitement à l’image de ce que l’on attendait de toi.

Il est peut-être temps de révéler celle que tu es vraiment et de te donner le droit de vivre pour toi, pleinement.
Bien sûr, tu seras toujours cette maman inquiète et cette femme responsable, mais si tu t’autorisais à redevenir insouciante et légère de temps à autre, tu te surprendrais à redécouvrir celle qui sommeille au fond de toi depuis toujours, celle qui fait ta beauté et ta féminité et qui ne demande qu’à éclore au plus bel âge de la vie.

Une chose est sûre : la vie est trop courte pour se mettre des barrières en permanence et s’empêcher de réaliser nos rêves.

CARPE DIEM !

4 réponses sur “Cacahuète en folie !”

  1. Tu dis tellement vrai sur les parents qui n arrive pas à quitter leur rôle de maman/papa. Mais comment retombe t on dans nos vieilles années quand on a l impression de ne pas en avoir eu. Bisous ma cacahuète

    1. Tu sais ma Noisette, la Cacahuète n’a pas non plus eu une jeunesse de folie. 😉
      Et c’est d’autant plus appréciable de pouvoir se créer cette seconde vie et de la vivre pleinement.
      Il faut saisir toutes les occasions et tous les petits bonheurs du quotidien.
      Carpe Diem ! 😘

  2. Tu sais que je ne vais commenter qu’en mp, mais LA question du jour:
    comment fais-tu pour toujours avoir des photos ou dessins qui collent si bien au texte?
    Bisous, bisous

    1. C’est un but recherché et un vrai travail à chaque article 😉
      Vive les banques d’images et l’inspiration !
      Bisous 😘

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