Aujourd’hui je mange des radis !

Hello ma cacahuète !

J’ai bien failli ne pas t’écrire cette semaine.
Non pas que je te boudes, bien au contraire, mais les choses ont eu tendance à s’accélérer ces derniers jours et j’ai failli rater la date pour mon article.

Aujourd’hui je vais te parler d’un sujet honteux : les addictions !

Non, pas les additions ni les multiplications !
Il va te falloir prendre des vacances scolaires toi !

Les addictions, ces petites choses auxquelles on est accro.

Et les radis dans tout ça ?

Je te vois déjà me dire « mais moi je n’ai pas d’addiction ! Je ne fume pas, je ne bois pas, … » la suite de la pub on la connait !

Donc, tu n’as pas d’addiction.
Ah oui ? Et qu’est-ce que tu tiens là dans ta main pour me lire ?
Cette chose qui a remplacé ton agenda (et ta mémoire), ton appareil photo (et ta mémoire), ton MP3 (et… non ne chantes pas stp !) ou même encore ta vie sociale en réalité virtuelle ou non ?
Et tu y es accro ?! Espèce d’ado !

La critique est facile, d’autant plus que moi aussi j’y suis accro.
Ceux qui ont mis en place cette technologie, ne pensaient sûrement pas qu’un jour nos vies s’arrêteraient au moment où la batterie de notre smartphone passerait en dessous des 15% d’autonomie.

« Ah mon Dieu ! 10% de batterie ! Je ne peux plus respirer ! »

Et pourtant, c’est ce que nous vivons aujourd’hui !
Certaines comme Yéza Lucas dans cet article, ont essayé de se passer de leur portable pendant une semaine. Bel exploit !

Ce qui me surprend le plus, c’est la façon dont on est passé en à peine 20 ans de « ai-je vraiment besoin d’un portable à part en cas de panne sur la route ? »
à « comment vais-je vivre une semaine, une journée, une heure sans mon téléphone ? »

Comment les concepteurs de smartphones et leur ribambelle d’appli’ aux couleurs acidulées et aux sons pop-corn ont-ils réussi à nous rendre autant dépendants ?
C’est pire que la 1ère cigarette qui rend accro à vie !

On like ce que nos amis publient, on rient avec eux mais sans eux et on finit par oublier de vivre.

Pire !
On ne peut plus aller au restaurant sans s’identifier comme « je mange chez » et d’aussitôt envoyer des photos de nos plats à notre communauté.

Le selfie alimentaire est né !

Mais dans tout ça, la vraie vie, on la vit quand ?

Dans cette quête d’authenticité que je mène aujourd’hui pour être parfaitement alignée avec ce que je suis réellement, cet élément omniprésent me pose interrogation.

Peut-on encore être soi même tout en s’affichant en continue sur les réseaux sociaux ?
Vous avez 4h ! lol

La réponse bien évidemment est « oui », mais pourquoi ceux qui font ce choix, doivent-ils s’en expliquer ?

Et si nous aussi on déconnectait ?

La cueillette des champignons

Hier après avoir récupérer nos pépites à l’école, papa ours et moi les avons emmené ramasser des châtaignes.
Couleurs chatoyantes de l’automne, rires, bonne humeur et au final un dessert grillé partagé tous ensemble. Un bonheur simple mais oh combien bénéfique !

À l’approche de cette période de vacances scolaires pourquoi ne pas retarder un peu l’heure du réveil et profiter des êtres qui nous sont chers ?
Déconnecter, laisser le smartphone sur le meuble de la salle à manger et sortir.

Aller courir dans les feuilles mortes avec nos pépites et rentrer se faire un chocolat chaud et des crêpes quand leurs joues seront rouges d’avoir trop couru.

Se reconnecter avec la nature et surtout avec notre nature !

Bon OK pour celles qui sont des citadines absolues, l’idée même de voir un champignon sortir de terre est un supplice.
Mais on peut très bien profiter des magnifiques derniers rayons que nous offre l’astre solaire pour s’emmitoufler dans un gros pull et se payer un thé en terrasse avec sa maman ou sa mamie.

As-tu déjà essayé de te mettre au soleil en plein hiver, à l’abri du vent, ou comme en ce moment où le temps est particulièrement clément ?
Fermer les yeux et se laisser porter par la douceur ambiante.
Recharger ses batteries 10 ou 15 minutes dans le calme, laisser les bruits extérieurs s’éloigner et sentir notre lumière intérieure grandir.

C’est tout notre être qui bénéficie de ces moments privilégiés avec soi même !
On en ressort régénérée, reboostée et surtout apaisée.

Savoir savourer des petits instants de bonheurs simples, dire à ceux qu’on aime qu’on est là et qu’on pense à eux, chausser ses bottes de pluies et retomber en enfance pour sauter dans les flaques et la faire râler (dixit Renaud) ou juste faire s’envoler les feuilles mortes.

Se mettre en retrait de son monde quelques instants pour constater qu’on a bien travailler, que nos enfants font notre bonheur, qu’on a réussi à monter son projet pro et à définir ses thématiques (serais-tu surprise si je te disais que côté pro, une de mes 2 thématiques est le développement personnel ?) et porter un regard bienveillant sur ceux qui nous entourent.

J’ai passé un de ces moments il y a peu avec la belle R qui finissait une période de convalescence. Une après-midi entière assises dans des transats à parler de nous, de nos ados (je te raconterai sûrement ça dans un prochain épisode) et juste être ensemble.

Voilà, maintenant que tu as fait le plein de lumière et de bonheur, tu peux refermer cette parenthèse et reprendre le cours normal de ta vie.
Mais je suis sûre que là tout de suite, le rythme n’est plus le même.
Tu prends le temps de faire les choses à ton rythme et d’apprécier ces moments.

Les gens autour de toi semblent courir et se demander ce qui leur doit de te voir aussi souriante.

C’est juste que tu es heureuse !

Ah oui au fait, pourquoi les radis ?
Parce que j’ai une addiction encore plus forte que mon smartphone : je suis accro au radis, du matin au soir ! Mais ça, c’est une autre histoire !

7 réponses sur “Aujourd’hui je mange des radis !”

  1. Coucou cacahuète. C est vrai qu’ on a tendance à beaucoup trop utiliser nos petits objets électroniques. Mais je pense qu il faut effectivement savoir les oublier car dieu que c est bon les moments en famille. Je pense que je serai capable de le laisser de coter quelques jours. Reste à trouver l endroit idyllique où le temps est suspendu. C est le cas pendant les vacances estivales. Et que ça fait du bien. Par contre les gens arrêtez de mettre vos vies sur les réseaux sociaux, la vraie vie partagez là avec vos proches vos amis car ceux qui lisent sur ces mêmes réseaux n ont en fait aucun intérêt pour vous ils sont justes curieux… Profitez à fond de votre vie deconnectée c est elle qui vous apportera le plus de bonheur

    1. OUI ma noisette ! C’est exactement ça : la vraie vie se vit !
      Aujourd’hui, une amande m’a dit que les gens qui étalent leur vie sur les réseaux sociaux sont en manque de reconnaissance et de ce qu’ils prennent pour de l’amour, et je crains que pour beaucoup ce soit vrai.
      Ça doit rester un moyen de communiquer, d’échanger, mais pas d’étaler sa vie privée.

      Profite à fond de tes loulous et ton ours !

      1. Je suis tout à fait d accord. Ceux qui étalent toute leur vie et surtout pire celle de leurs enfants n ont en réalité qu une bien triste vie pour avoir besoin de likes pour se sentir aimés et entourés car soyons honnête la famille  » réseau sociaux » elle a peu voir aucune valeur

  2. Et bien nous sommes d’accord. Par contre, je n’ai pas l’impression d’être une accro au portable et pourtant je suis partie me balader, enfin marcher et en effet, j’avais mon portable dans ma poche LOL….. J’ai hâte de savoir pourquoi tu es addicte des radis……

    1. C’est insidieux, on n’en aperçoit même pas qu’on est devenu dépendant.

      Ah ça les radis… Les goûts et les couleurs ça ne se discute pas 😉

  3. Le pire dans avec ces smartphones c’est que pour ma part il me crée du stress, non pas parce que je n’ai pas assez de followers ou que tu n’as pas liker mon dernier selfi . Mais tout simplement que des que je n’ai pas le sms de mes enfants pour me dire  » je suis à la maison » ,  » je suis bien arrivée chez papa »ou « ne t’inquiète pas je sort avec mes potes » …ou tout autre petits message me disant que tout va bien ,le Roman Polanski qui sommeille en moi a déjà écrit le scénario du film « disparue » .
    Mais comment faisaient nos parents avant……… sinon j’adore les radis aussi

    1. Alors que eux, nos ados, s’inquiètent plus de ne pas savoir ce que leur copains ont pensé de leur dernière tenue/coiffure/paire de chaussures… L’inquiétude des parents est très secondaire pour eux !
      Mais je comprends ton angoisse.

      Et pour les radis, c’est noté pour un prochain apéro ;-P

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