Fichu syndrome de l’imposteur !

Je publie mon article un peu plus tardivement que prévu, mais je me suis retrouvée face au fameux syndrome de l’imposteur.

Comme je te l’expliquais dans un précédent article, j’ai fait le choix d’une reconversion pro.

Ce n’est pas la 1ère fois que je tente de mener à bien un projet personnel pour qu’il devienne MON projet pro.

Des 1ers amours aux projets sans lendemain

Mon 1er amour était une autre forme d’écriture, celle par la lumière : la photographie.

Je me suis rêvée photographe de mode en studio depuis mes 13 ans.

Qu’est-ce que j’ai pu la faire et la refaire cette vie de rêve… dans ma tête !

Je ne voulais entendre parler de rien d’autre !

J’ai fais mes études en fonction de cet objectif, j’ai cherché des emplois d’été dans ce domaine, et même quand ça n’a pas fonctionné au départ, je suis restée dans ce secteur d’activité, de façon de plus en plus éloignée, il faut bien l’avouer, mais je devais être en contact avec la photo.

Accrochée à mon rêve comme à une bouée de sauvetage.

Mais il faut bien se rendre à l’évidence, il y a eu un désamour entre la photo et moi.

 

Incompatibilité de planning !

 

Le retour à la réalité n’a pas été des plus évident. Surtout lorsque la prise de conscience s’est faite plus de 20 ans après les débuts du rêve, alors que j’espérais toujours secrètement y parvenir.

 

Mais cette expérience aussi douloureuse fut-elle, a été super bénéfique, parce que j’ai appris qu’il ne faut JAMAIS renoncer à ses rêves, et j’insiste bien : JAMAIS !

Par contre, les choses n’arrivent pas toutes seules.

Si tu as un rêve, tu dois te battre pour lui, ne pas rester cloitrée dans ton coin en demandant à je ne sais quelle bonne étoile qu’on vienne te chercher en te disant « c’est toi que je veux ! ».

Il n’y a que dans les films qu’on « ne laisse pas bébé dans un coin ».

Si c’est vraiment ce que tu veux faire, alors prends ton courage à deux mains, mets-toi un coup de pied aux fesses et fonce ! Mais fait le intelligemment quand même !

De projets en désillusions

Il est facile de faire des projets, tous plus farfelus les uns que les autres. Mais avant de foncer et de tout plaquer pour aller vendre des boîtes peintes à la main sur les marchés de Noël (c’est ce que j’ai failli faire), il faut être sûre de pouvoir en vivre… ailleurs que dans nos rêves.

Bien sûr, dans un monde idéal, chacun exerce le métier qui lui plaît véritablement, et tout le monde est heureux et ri de bon cœur en croisant son voisin. Mais lorsque l’on sort du Village dans les nuages, les bisounours sont loin, et la réalité n’est pas aussi facile.

Donc, après avoir renoncer à mon projet de devenir peintre de boîtes en bois et l’avoir classé dans la case « loisirs », je me suis mise à peindre les murs de ma maison, à imaginer de nouvelles pièces, à poser du carrelage, des vitres. Et devines quoi ? J’ai A-DO-RÉ !! Du coup…. Et bien oui, je me suis dit que j’allais devenir décoratrice d’intérieur.

Et c’est sans doute l’un des projets les plus sérieux que j’ai mis sur pied. J’ai même eu 2 clients !!

En plus de mon boulot à R-city.

C’est exactement à cette période que mon craquage a eu lieu. Pour me permettre de mener à bien ce projet, il me fallait un réseau que je n’avais pas.

Mais surtout, il me fallait affronter mes peurs !

Parce que, soyons honnêtes l’une envers l’autre, ce qui a fait péricliter tous ces projets, ce n’est pas ma créativité, ni mes réalisations dans chacun de ces domaines. Bien au contraire ! J’ai eu des louanges de mes photos (même par un pro !), j’ai eu des compliments de mes réaménagements d’intérieurs.

Non, ce qui a mis fin à tous ces projets c’est bel et bien la peur !

Croire en soi et se faire confiance

La peur de quoi ? La peur d’y arriver !

Lorsqu’on fait les choses pour le plaisir, il n’y a aucun risque à prendre. Et attendre d’avoir le niveau pro pour oser se lancer, ça n’arrive qu’à peu d’entre nous. Celles et ceux qui se lancent, ont un jour été des débutants.

Et voilà qu’aujourd’hui, j’en suis à nouveau à ce stade : devoir me lancer !

Ma reconversion m’a mené à devenir copywriter. C’est un choix réfléchi, voulu, et surtout : qui me plait !

Sur le papier c’est le top ! Être indépendante l’est encore plus.

J’ai commencé à faire des démarches, puisque j’ai rendez-vous fin août avec une coopérative pour me lancer mais pas toute seule. Faut pas déconner non plus ! (Excuse mon écart de langage)

Je suis Miss Cacahuète mais je n’ai pas non plus qu’un petit pois dans la tête !

Tu vas me dire « OK, alors où est le problème ? »

Le problème c’est ce fichu syndrome de l’imposteur. Celui qui te fait dire que tu n’est pas légitime à vouloir prétendre être ce que tu veux être, parce que tu n’as pas 20 ans d’expérience dans ce domaine, ou que tu n’as plus 20 ans et la force de la jeunesse hyper créative et dans le coup.

Et puis personne ne te connait ! Et t’es qui d’abord ? Y a combien de personnes qui lisent ton blog ? Et ton blog perso, c’est pas un site pro…. Et ! Et ! Et !

Tu vois de quoi je parle ?

Cette semaine, j’ai été confrontée à ce magnifique syndrome du « je renonce à tout avant qu’il ne soit trop tard ». Je me suis plainte de ne pas avoir le temps d’écrire, mais j’ai tout fait pour ne pas avoir ce temps pour moi !!

Pourtant, j’ai décroché la rédaction de 2 articles, pour lesquels je n’ai eu qu’à demander « ça te dirait qu’on écrive un article ensemble ? ».

Le genre d’article qui peut te créer un public, une (petite) notoriété et même des clients.

Le point de départ concret d’une belle aventure, qui pourrait même réussir.

Le point où je me suis arrêtée pour tous les autres projets !

Il m’a fallu quelques jours pour comprendre ce que je vivais et pourquoi je réagissais comme ça.

Il m’a fallu également un certain courage pour le lever ce voile et me dire « STOP ! soit une adulte, crois en toi et permet toi de réussir ! ».

J’ai repensé à certaines cacahuètes en devenir qui m’ont témoigné en être elles aussi aussi à se dire qu’elles ne voulaient plus de leur vie mais se demandaient ce qu’elles allaient faire professionnellement.

Je n’ai pas fait tout ce chemin pour encore changer de voie et reprendre le TGV de la routine ennuyeuse qui ne me correspond pas du tout.

J’ai donc décidé d’affronter mes peurs et même de leur faire peur à leur tour en leur disant : « Je vais aller au bout de ce projet, et le mener à bien ! Je crois en moi ! Je vais devenir non ! JE SUIS copywriter »

Parole de Miss Cacahuète !

3 réponses sur “Fichu syndrome de l’imposteur !”

  1. Bravo pour ton’ courage Miss cacahuète, tu es un bel exemple pour les minis Miss cacahuète et Miss noisette. Copywriter est le bon cheminil suffit de voir la qualité de ce blog

    1. Merci Emma pour ton commentaire.
      J’avoue que c’est super agréable de lire ce genre de message, surtout en ce moment !
      J’ai hâte de savoir où TON chemin te mènera 😉

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